180809
Le Vert est dans le fruit
Vous avez aimé les flashs de propagande dans le film Starship Troopers, là c’est la même chose, décor qui pète, speaker exalté façon KKK, sauf que c’est le film de la réalité qu’on est dedans :
Tout ça pour reparler des tarnacois de Tiqqun et faire au passage une belle allitération. Il paraît que c’est pas Coupat qui aurait écrit le bouquin : « L’Insurrection qui vient » par le Comité Invisible. Enfin si c’est pas lui, ça y ressemble quand même un peu. C’est l’UUUULLLTRRRRA- GOCH comme elle a dit MAM. Mais le bouquin il est saimpa. Ca a l’air du classique post-situ matiné de baudrillarderies donc rien d’ultra-ultra-frais. C’est surtout le chapitre consacré à l’écologie qui vaut le coup parce que là c’est là que le propos est pile poil où il faut. On peut se demander à ce propos comment nos chers dirigeants vont sensibiliser l’opinion [en démocratie cette expression est synonyme de mettre de la vaseline] pour parvenir à articuler la défense de l’environnement avec le débarquement dans nos contrées des hordes de tukmens, ouzbeks, indiens et autres kirgizes ( ?) qu’ils nous promettent. Mais pas d’inquiétude, les boites de connes séguelo-goebellsiennes doivent déjà bosser dessus, on leur fait confiance. Et pour ceux à qui l’importation des steppes mongoles fait déjà faire la gueule, je crois qu’il faut qu’ils lâchent leurs histoires de mosquées et de burqa qui sentent déjà le périmé et qu’ils se mettent d’ores et déjà au boulot pour organiser la résistance anti-YOURRRRTTES. Les choses vont si vite.
Florilège de L’insurrection qui vient à propos de l’éco-connerie. Sur le décryptage de la gestion infrastructurelle et l’usinage des individus, ils sont balèzes le CI, encore un petit effort et ils auront un pied dans la revendication identitaire.
DECROISSANCE
Cette
convergence [entre décroissance et crise du capitalisme] n’est pas fortuite.
Elle s’inscrit dans la marche forcée pour trouver une relève à l’économie. Le
capitalisme a désintégré à son profit tout ce qui subsistait de liens sociaux,
il se lance maintenant dans leur reconstruction à neuf sur ses propres bases.
La sociabilité métropolitaine actuelle en est l’incubatrice. De la même façon,
il a ravagé les mondes naturels et se lance à présent dans la folle idée de les
reconstituer comme autant d’environnements contrôlés, dotés des capteurs
adéquats. À cette nouvelle humanité correspond une nouvelle économie, qui
voudrait n’être plus une sphère séparée de l’existence mais son tissu, qui
voudrait être la matière des rapports humains ; une nouvelle définition du
travail comme travail sur soi, et du Capital comme capital humain ; une
nouvelle idée de la production comme production de biens relationnels, et de la
consommation comme consommation de situations ; et surtout une nouvelle idée de
la valeur qui embrasserait toutes les qualités des êtres. Cette «bioéconomie»
en gestation conçoit la planète comme un système fermé à gérer, et prétend
poser les bases d’une science qui intégrerait tous les paramètres de la vie.
«
Revaloriser les aspects non économiques de la vie » est un mot d’ordre de la
décroissance en même temps que le programme de réforme du Capital.
Éco-villages, caméras de vidéosurveillance,spiritualité, biotechnologies et
convivialité appartiennent au même « paradigme civilisationnel» en formation,
celui de l’économie totale engendrée depuis la base.
[...]
Gérer la sortie du nucléaire, les excédents de CO2 dans l’atmosphère, la fonte
des glaces, les ouragans, les épidémies, la surpopulation mondiale, l’érosion
des sols, la disparition massive des espèces vivantes… voilà quel serait notre
fardeau. «C’est à chacun que revient de changer ses comportements », disent-ils,
si l’on veut sauver notre beau modèle civilisationnel. Il faut consommer peu pour
pouvoir encore consommer. Produire bio pour pouvoir encore produire. Il faut
s’autocontraindre pour pouvoir encore contraindre. Voilà comment la logique
d’un monde entend se survivre en se donnant des airs de rupture historique.
Voilà comment on voudrait nous convaincre de participer aux grands défis industriels
du siècle en marche. Hébétés que nous sommes, nous serions prêts à sauter dans
les bras de ceux-là mêmes qui ont présidé au saccage, pour qu’ils nous sortent
de là.
(Comité Invisible, L'insurrection qui vient, 2007)
ECOLOGIE
Il
n’y a pas de «catastrophe environnementale». Il y a cette catastrophe qu’est
l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’il reste à l’homme quand il a
tout perdu. Ceux qui habitent un quartier, une rue, un vallon, une guerre, un
atelier, n’ont pas d’« environnement », ils évoluent dans un monde peuplé de
présences, de dangers, d’amis, d’ennemis, de points de vie et de points de
mort, de toutes sortes d’êtres. Ce monde a sa consistance, qui varie avec
l’intensité et la qualité des liens qui nous attachent à tous ces êtres, à tous
ces lieux. Il n’y a que nous, enfants de la dépossession finale, exilés de la
dernière heure – qui viennent au monde dans des cubes de béton, cueillent des
fruits dans les supermarchés et guettent l’écho du monde à la télé– pour avoir
un environnement. Il n’y a que nous pour assister à notre propre anéantissement
comme s’il s’agissait d’un simple changement d’atmosphère. Pour s’indigner des
dernières avancées du désastre, et en dresser patiemment l’encyclopédie.
Ce
qui s’est figé en un environnement, c’est un rapport au monde fondé sur la
gestion, c’est-à-dire sur l’étrangeté. Un rapport au monde tel que nous ne
sommes pas faits aussi bien du bruissement des arbres, des odeurs de friture de
l’immeuble, du ruissellement de l’eau, du brouhaha des cours d’école ou de la
moiteur des soirs d’été, un rapport au monde tel qu’il y a moi et mon
environnement, qui m’entoure sans jamais me constituer. Nous sommes devenus
voisins dans une réunion de copropriété planétaire. On n’imagine guère plus
complet enfer.
La situation est la suivante: on a employé nos pères à détruire ce monde, on voudrait maintenant nous faire travailler à sa reconstruction et que celle-ci soit, pour comble, rentable. L’excitation morbide qui anime désormais journalistes et publicitaires à chaque nouvelle preuve du réchauffement climatique dévoile le sourire d’acier du nouveau capitalisme vert, celui qui s’annonçait depuis les années 1970, que l’on attendait au tournant et qui ne venait pas. Eh bien, le voilà ! L’écologie, c’est lui ! Les solutions alternatives, c’est encore lui ! Le salut de la planète, c’est toujours lui ! Plus aucun doute : le fond de l’air est vert ; l’environnement sera le pivot de l’économie politique du XXIe siècle. À chaque poussée de catastrophisme correspond désormais une volée de « solutions industrielles ».
C’est que l’environnement a ce mérite incomparable d’être, nous dit-on, le premier problème global qui se pose à l’humanité. Un problème global, c’est-à-dire un problème dont seuls ceux qui sont organisés globalement peuvent détenir la solution. Et ceux-là, on les connaît. Ce sont les groupes qui depuis près d’un siècle sont à l’avant-garde du désastre et comptent bien le rester, au prix minime d’un changement de logo.
L’écologie
n’est pas seulement la logique de l’économie totale, c’est aussi la nouvelle
morale du Capital. L’état de crise interne du système et la rigueur de la sélection
en cours sont tels qu’il faut à nouveau un critère au nom duquel opérer de
pareils tris. L’idée de vertu n’a jamais été, d’époque en époque, qu’une
invention du vice. On ne pourrait, sans l’écologie, justifier l’existence dès
aujourd’hui de deux filières d’alimentation, l’une « saine et biologique» pour
les riches et leurs petits, l’autre notoirement toxique pour la plèbe et ses
rejetons promis à l’obésité. L’hyper-bourgeoisie planétaire ne saurait faire
passer pour respectable son train de vie si ses derniers caprices n’étaient pas
scrupuleusement « respectueux de l’environnement ». Sans l’écologie, rien
n’aurait encore assez d’autorité pour faire taire toute objection aux progrès
exorbitants du contrôle.
Traçabilité, transparence, certification, éco-taxes, excellence environnementale, police de l’eau laissent augurer de l’état d’exception écologique qui s’annonce. Tout est permis à un pouvoir qui s’autorise de la Nature, de la santé et du bien-être. «Une fois que la nouvelle culture économique et comportementale sera passée dans les moeurs, les mesures coercitives tomberont sans doute d’elles-mêmes. » Il faut tout le ridicule aplomb d’un aventurier de plateau télé pour soutenir une perspective aussi glaçante et nous appeler dans un même temps à avoir suffisamment «mal à la planète» pour nous mobiliser et à rester suffisamment anesthésiés pour assister à tout cela avec retenue et civilité. Le nouvel ascétisme bio est le contrôle de soi qui est requis de tous pour négocier l’opération de sauvetage à quoi le système s’est lui-même acculé. C’est au nom de l’écologie qu’il faudra désormais se serrer la ceinture, comme hier au nom de l’économie.
(Comité
Invisible, L'insurrection qui vient, 2007)
140609
Pas assez de juifs à SUD-OUEST !
Quelques jours après ses propos racialistes extrêmement limites, le journal Sud-Ouest lui fait la part belle.
PAS ASSEZ DE JUIFS A SUD-OUEST !
Tenez vous le pour dit : à partir d’aujourd’hui, si vous êtes un jeune loup de la politique et que vous raisonnez de manière racialiste (1) mais que, fourbe et calculateur, vous affirmez haut et fort être de gauche, le journal Sud-Ouest vous ouvrira largement ses colonnes.
Le journal Sud-Ouest en effet aime les racialistes à la sauce « gendre idéal » et « de gauche » (« socio-racialiste » pourrait-on dire). Dans l’édition de ce dimanche, deux pleines pages promotionnelles avec une grande photo (pour bien marquer les esprits : presque une demi-page, un A4, la photo !) ont en effet été offertes au racialiste Manuel Valls, élu PS de la ville d’Evry, qui déclarait il y a quelques jours sur Direct 8 vouloir plus de blancs dans sa commune pour qu’elle présente mieux (2). C’est-à-dire que, si on réfléchit bien aux propos du maire d’Evry, il veut, en proportion, plus de blancs et donc moins des autres (noirs, arabes, jaunes etc.). Avec de tels raisonnements, on pourrait alors demander qu’il y ait par exemple plus de juifs à Sud-Ouest ou moins de noirs sur les photos que publie le journal.
La racialisation (des problèmes sociaux ainsi que des rapports de classe) a vraiment le vent en poupe et l’équipe de communication de Valls l’a très bien compris. La petite mise en scène sur la brocante d’Evry où Valls sait très bien qu’il porte un micro et qu’il sera entendu est d’un pathétique convenu. Mais on voit que le succès de la saynète du karcher par son collègue Sarkozy est une vraie source d’inspiration pour notre ami « socialiste ». Cette sortie est seulement un peu prématurée, rien n’a encore été décidé par les grands organisateurs du jeu démocratique concernant la nature du collabo d’opposition en 2012. Mais Valls a raison de se placer et de le faire sur cette base racialiste qui, crise oblige, a le vent en poupe.
C’est que le garçon a bien raison, il doit désormais changer son fusil d’épaule et se positionner différemment s’il veut mener à bien sa carrière. Le PS s’avère en effet être le mauvais cheval. Ca sent les pissenlits par la racine tout ça. Et, même si la prudence veut d’attendre confirmation, les nègres et les arabes ne sont probablement plus aussi fiables qu’avant pour faire élire la gauche. Il faut que cette gauche colonialiste remettre plus de larbins blancs dans son électorat et dans ses municipalités.
C’est donc bien le cheval qui est plus bon à rien après les récents résultats électoraux et c’est bien pourquoi Valls insiste pour miser sur un autre canasson.(3) D’où cette interview totalement insipide de Sud-Ouest (car sans question polémique, on sert juste la soupe c’est tout) dans laquelle on martèle des sondages et des pourcentages recueillis comme on le sait généralement auprès de 800 ou 900 personnes (et dont on se garde bien de nous donner l’intitulé exact des questions posées - A l’heure qu’il est on ne sait toujours pas si Manuel Valls a demandé a vérifier le quota de blancs dans l’échantillon de personnes interrogées pour les sondages) (4), interview dans laquelle Manuel Valls y déclare que le socialisme est une idée dépassée et qu’il faut accepter le fait que nous soyons dans une société individualiste qui demande plus d’autorité et de sécurité. Il rappelle incidemment que son modèle c’est Tony Blair, c’est-à-dire un modèle de gestion anglo-saxon communautariste et inégalitaire.
Bref, dans ce papier, le bonhomme nous explique le énième projet de la gauche pour berner les classes populaires et continuer dans un système de société qui tous les jours nous apporte son lot d’injustices et de laideurs.
On ne sait pas non plus si le grand parti de gauche que Valls réclame ce sera un parti avec plus de blancs et de jaunes et avec moins de juifs et d’arabes. Moins d’arabes, on ne sait pas, mais c’est sans aucun doute un parti de gauche certifié sans musulmans qu’il veut puisque chez lui, dans sa colonie expérimentale d’Evry, Valls fait tout pour empêcher les commerces hallal de s’installer et fait retirer des ouvrages des stands de certains libraires pour délit d’incitation à la foi (voir addendum ci-dessous : « Pas de musulmans à Evry ! »).
Marine Le Pen a visiblement du souci à se faire, car voilà l’extrême-droite de la gauche désormais en lice pour les présidentielles !
On remarquera pour finir que Valls partageait une petite partie de sa double page de Sud-Ouest avec un article faisant de la pub pour Europe Ecologie, parti dont la figure de proue est un individu qui a écrit et affirmé, à plusieurs reprises dans sa carrière, aimer s’exciter sur les petites filles de 5 ans après avoir fumé des joints. Mais suis-je bête, cette promotion des racialistes et des pédophiles c’est évidemment pour défendre la diversité et pour le bien de la démocratie.
(1) c’est-à-dire que vous envisagez les individus non pas du point de vue leur nationalité, de leur classe sociale ou de leur moralité par exemple mais en fonction de la couleur de leur peau.
(2) Sur la Une de Sud-Ouest Dimanche (Les Français pour un grand parti de gauche), Manuel Valls est nommé.
l’article de Sud-Ouest en ligne : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/619092/mil/4656074.html
les propos racialistes de Valls :
Parcourant les allées d’une brocante à Evry et constatant une certaine uniformité des faciès, il glisse cette petite phrase : « Belle image de la ville d'Evry... Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos là... »
la vidéo sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=5DVsZ9LzB4k
(3) En attendant peut-être des propositions concrète pour sa carrière venant de l’UMP.
(4) Sur le pdf trouvé sur le site de Sud-Ouest et qui donne les détails de l’enquête Ifop, c’est 1019 personnes (un bel effort !). Déjà, l’intitulé de l’enquête est différent de la titraille à la une de Sud-Ouest, il ne s’agit pas de savoir si les Français sont pour un grand parti de gauche, mais savoir si les Français sont pour « la fusion du PS dans un grand parti de gauche ». Ce sont tout de même deux questions bien différentes.
Afin de protester contre ce soutien déguisé à Manuel Valls, vous pouvez écrire à Sud-Ouest Dimanche ou directement à l'auteur de l'article :
dimanche@sudouest.com
b.dive@sudouest.com
(Dans la même édition de Sud-Ouest, Bruno Dive est l'auteur d'un papier consacré aux livres publiés sur Sarkozy depuis deux ans. Puisqu'il s'intéresse à la question. N'oubliez pas de lui suggérer de parler de "Sarkozy, Israël et les juifs", ouvrage de Blanrue aujourd'hui censuré en France.)
addendum : Pas de musulmans à Evry !
L'Inquisition moderne de la ville d'Evry 91
le lien : http://lemepris.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/27/titre.html
En ce dernier dimanche de Mai la méga brocante d'Évry accueillait un millier de
commerçants en tout genre, approximativement 50 000 visiteurs pouvaient glaner
de stand en stand en quête de l'objet de rêve, non différent des autres
chalands, je découvre avec plaisir un étalage qui me fit immédiatement chaud au
cœur,un libraire avec un choix de livres riches et variés que nous n'avons pas
coutume de trouver, la diversité des ouvrages était un véritable régal vous
pourrez en juger par vous même, pour ma part c’était encore du jamais vue et je
me pris immédiatement à croire que la laïcité française assumait enfin son rôle
de garant de la diversité.
Mon regard passionné voyageait de livre en livre, la vie du Prophète (que la
paix et le salut soient sur lui), un recueil de missives de Al Ghazali, l'interprétation
des rêves de Ibn Sirin, un traité de philosophie d'Averroès ainsi qu'une
multitude d'auteur tel que Khalil Gibran, Yasmina Khadra, Aïcha al Wafi, Malek
Chebel et bien plus encore, sans oublier un choix encore jamais vue de livres
sur la cuisine du Maghreb dans toutes les langues mais aussi des méthodes pour
l'apprentissage de l'arabe pour les francophones, des Saint Corans avec
traduction et translittération phonétique, en bref; une véritable exposition
culturelle qui ferait pâlir d'envie les grandes librairies.
Mon regard se porta immédiatement sur un ouvrage de référence «Le livre des
Haltes de l'émir Abdelkader» et sur une étude du CNRS sur la littérature au
Maghreb, mon esprit troublé se laissait aller à rêver aux mots que j'allais découvrir
dans ces livres, je vivais un rêve éveillé lorsque je fut subitement ramener à
la réalité par une phrase cinglante qui eut l'effet d'un coup de fouet,
j'entendis au loin sur un ton sec et menaçant se répéter : Je vous demande
d'enlever vos livres ! Tous vos livres !
Sur ma droite trois ou quatre personnes en uniforme de policiers municipaux
demandaient au libraire d'enlever immédiatement tous ses livres, faute de quoi
il se verrait exclure de la foire par la force.
Je dois rendre hommage au calme du libraire qui demanda avec un calme digne
d'un sage sur un ton très serein les raisons et en tentant d'expliquer qu'il
était libraire professionnel, qu'il exerçait cette profession légalement avec
un registre de commerce. Il insista pour demander la vraie raison de cette
demande, ça donnait à peu près cela:
�- Monsieur l'agent, en quoi mes livres dérangent ?
�- Vos livres sont une incitation à la foi ... Nous ne sommes pas la pour
débattre vous les enlevez et point !
�- Monsieur l'agent, je ne vois pas en quoi mes livres incitent, toutefois si
c'est le cas, permettez moi de vous faire remarquer qu'à coté de mon étalage,
ils vendent des petites culottes affriolantes, et cela est une incitation à la
luxure, en face on vend des maillots du PSG et cela pourrait être une
incitation au hooliganisme, à coté on vends des bonbons sur 12 mètres cela est
une incitation à l'obésité... dois je continuer ? Mais bon puisque vous
incarnez l'autorité, je vais m'exécuter toutefois, excusez moi d'insister mais
je vais vous demander de me montrer quels livres je dois enlever.
Le libraire semblait tenir à ce qu'on lui montre les livres incriminés et j'en
compris la raison bien plus tard...
�- Vous enlever vos livres ou nous les faisons enlever par la force en vous
excluant de la foire !
Toujours très calmement le libraire insista :
- Montrez moi quels livres je dois enlever et je m'exécuterais, et ajouta en
baissant la voix, monsieur l'agent, prenez garde vous allez provoquer une
émeute.
Effectivement la population commençait à s'attrouper en criant au scandale
ainsi qu'au manque de liberté et ce fut le libraire qui tentait de calmer la
foule, l'agent s'assura par radio qu'il pouvait avoir des renforts en cas de
besoin tout en tentant de dissimuler maladroitement sa gène et peut être ses
craintes face à ce type de situation que l'on ne saurait nommer, c'est à ce
moment qu'une flickette planquée derrière des lunettes qui lui donnait un air
d'agent spéciale dans un mauvais film d'espionnage ou plutôt d'un énorme
bourdon de 45 kilos fit un geste délimitant et balayant l'étalage en disant :
Vous enlever tout cela et tout ce qui est en rapport avec l'Islam!
Enfin ! Nous y voilà, je compris l'insistance du libraire ce sont les livres
sur l'Islam qui semblaient poser problème, d'un rapide coup d'œil je repérais
les objets du délit et je remarquai très vite qu'effectivement les ouvrages
semblaient extrêmement dangereux... En fait il s'agissait de livres tel que la
biographie du Prophète (saws), un guide de la femme musulmane, les missives de
l'imam Al Ghazali, les Écrits Spirituels de l'Emir Abdelkader, le recueil de
hadiths (propos rapportés du Prophète) Riyad Al Salahine, une étude
scientifique sur le pourquoi de l'interdiction du porc en islam, des livres sur
la pensée Arabe, des livres sur l'architecture en Islam et bien d'autres... On
pouvais également y voir le Prophète de Khalil Gibran, les Roubayats de Omar
Khayam, un livre sur le miniaturiste Algérien Mohamed Racim ainsi qu'un roman
d'une journaliste Française intitulé "Faut il faire taire Tariq Ramadhan...
Effectivement c'était des livres subversifs et très dangereux ...
Soyons sérieux ! Ces innocents livres avaient le seul handicap de porter à un
endroit ou un autre le terme Islam ou musulmane tels que la sagesse musulmane,
ou la perle précieuse, la courtoisie en Islam... etc...
Le libraire commença très calmement à prendre un à un ses livres et demandait
au passage : J'enlève ?
- L'agent spéciale agressive, toujours derrière ses lunettes noires et avec un
ton qui faisait étrangement penser à un capot lors de la rafle du Veldiv cracha
agressivement : VOUS ENLEVEZ TOUT !
Comme par miracle, les cloches de l'église derrière nous se mirent à tinter, un
signe ? Peut être, l'Islam était en train de se faire exclure et les cloches
s'exprimaient haut et fort. Bienvenue en municipalité Laïque (Ndlr: nous ne
faisons aucunement allusion à l'agent des forces spéciale en parlant des
cloches, pas de méprise)
Nous sommes en droit de se demander si l'intervention des forces de la police
municipale qui sont sous l'autorité du Maire; à savoir Manuel Valls (maire
socialiste qui se targue d'avoir réussis sur Évry la cohabitation de la
diversité,) sont intervenus sur un sujet aussi épineux sur ordre du maire ou
alors de leurs propre chef. Quoi qu'il en soit ce type d'attitude m'a
étrangement fait penser à une époque révolue des années 30 et qu'il serait
utile que Manuel Valls s'en explique et s'excuse sans délai auprès de notre
pauvre libraire, voir peut être même réparer l'incident en permettant au
libraire de faire une exposition vente dans le hall d'accueil de la mairie, car
en fait, ce libraire n'a pour seul défaut que de vendre des livres édité en
France et que nous pouvons retrouver dans toutes les grandes librairies de
l'hexagone et même à la grande bibliothèque nationale.
Pour terminer le libraire enleva tous ses livres hormis la Cuisine et attendit
tranquillement la fin de la journée, il faut croire qu'à Evry il est permis
d'inciter la population à se goinfrer de Couscous et de Baklawa plutôt que de
se nourrir l'esprit de philosophie ou de poésie, au moins nous saurons qui la
sécurité sociale pourra incriminer au sujet des maladies tel que le diabète,
les maladies cardio-vasculaire et autre.( allusion à l'obésité )
Je réussis quand même à acheter mes livres "sous le manteau", une
dame à coté de moi dit : vous croyez que je peux acheter un livre ? le libraire
la rassura et elle repartit avec un titre qui était de circonstance, il
s'agissait de " La Patience en Islam "
100609
Noir au service du juif
Appel à un communautarisme judéo-noir en France.
Des affinités électives
Négritude et judaïsme (23 mn)
Abdoulaye Barro, Docteur en philosophie
Collège des études juives de l'Alliance Israélite Universelle - Paris, décembre 2006
Que retenir de ce discours de
M. Barro ?
- Dans l’intitulé de la conférence et tout au long du
discours, une analogie catégorielle étant faite entre « noir » et
« juif », il faut en conclure qu’être « juif » c’est donc
également appartenir à une race. M. Barro confirme par ailleurs que les noirs
sont des noirs, c’est-à-dire qu’ils ont une couleur de peau noire.
- Revenant sur son parcours universitaire, M. Barro
ironise sur la prédominance des penseurs grecs (platoniciens, stoiciens etc)
dans l’enseignement de la tradition philosophique occidentale, en déplorant
qu’on insiste pas assez sur les prophètes juifs et les penseurs juifs du XXe
siècle. (2’15)
- M. Barro confesse que la couleur de la peau est une
surdétermination dans le rapport au monde *. (3’57)
- Il affirme qu’une solidarité naturelle doit
s’établir entre juifs et noirs du fait de leur statut de victimes de
l’esclavage et du racisme européen et
plus généralement de l’eurocentrisme. C’est un appel à une alliance judéo-noire
contre le racisme européen.
- Il ajoute : « Le noir a été le juif
d’Amérique ».
commentaire :
Et qu’ont été alors les millions de juifs qui ont conquis l’Amérique ? Et
si on suit le cheminement de pensée de M. Barro, on peut affirmer alors que le
palestinien est donc le juif du Proche-Orient depuis 1948.
- M. Barro affirme que l’Afrique est imprégnée de la
tradition biblique juive. (9’58)
- Il reproche aux européens d’avoir donné trop
d’importance à leur héritage grec, d’avoir favorisé la culture européenne et
d’avoir ainsi exclu les juifs et les noirs de l’histoire intellectuelle du
monde. Il se félicite qu’après la seconde guerre mondiale, l’école de pensée
juive ait réhabilité la pensée juive et permis son rayonnement partout dans le
monde. (11’57)
commentaire :
Transparaît ainsi dans le discours de M. Barro, le désir de reconnaissance de
l’ancien esclave par l’ancien maître. Un désir de soumission qui laisse quelque
peu songeur.
- Pour finir M. Barro fait la leçon à la France :
il reproche que ne puisse être facilité son projet d’alliance judéo-noire du
fait de l’incompatibilité de la « constitution républicaine de ce
pays » (sic) avec le communautarisme. Il en profite pour se féliciter
qu’il en soit tout autrement aux Etats-Unis et en Angleterre
commentaire :
Doit-on rappeler à M. Barro que « ce pays » dont il critique la
Constitution l’a accueilli durant de longues années à l’Université de Poitiers
et l’a fait diplômé de l'Académie diplomatique internationale de Paris. Il a pu
par ailleurs librement créer et développer l’association JUAF (Juifs et
Africains) ainsi qu’une revue (Aleph Beth**).
Mais cela lui semble insuffisant. Sentant que les
temps lui sont favorables, il réclame désormais plus de facilité (et peut-être
plus d’argent) pour porter encore plus loin et plus avant « son »
projet d’alliance judéo-noire destiné à fustiger le racisme de la France et
l’eurocentrisme de la civilisation européenne. Au regard de ce projet, on
comprend mieux la convergence invoquée.
(20’30 à 22’23) Ce sont les propos de fin de discours
qui permettent de mieux saisir la nature de l’exercice auquel se livre ici M.
Barro. A l’instar de ses amis du CRAN, il semble visiblement se poser en
candidat au rôle de représentant officiel des noirs de France face aux
« faux prophètes » (sic) qui affirment vouloir libérer cette
communauté et qui y diffusent pour cela des idées qui le dérangent (lui et
évidemment ses amis aussi).
Ce petit discours est donc bien une sorte de casting,
d’examen d’embauche ou de conformité dans lequel on expose le travail accompli.
Malgré le caractère un peu grossier du travail de M. Barro, on peut gager que,
compte tenu des besoins actuels et de la faible résistance critique du public
visé, le jury aura apprécié sa prestation et lui aura attribué le label casher.
* Surdétermination : détermination
provoquée par une cause de niveau supérieur aux causes immédiates apparentes
** Concernant la vocationde
cette revue, on peut lire :
« Aleph Beth voudrait,
avec des contributions diverses, entreprendre une réflexion qui ait pour cadre
la souffrance historique qui, des Amériques à l'Afrique, en passant par
l'Europe, révèle une souffrance noire et juive. De la traite esclavagiste à la
Shoah, du génocide rwandais à la haine terroriste en terre palestinienne, la liste
de nos préoccupations est malheureuse longue. » Article rédigé par P.N - Source :
journal ALEPH BETH
On relèvera ce savoureux
« haine terroriste en terre palestinienne » dont on devine de quel
type de violence et de quel camp il s'agit.
280509
"Sarkozy, Israël et les juifs" : le livre qui fait peur aux diffuseurs ! (2)
SARKOZY, ISRAEL et les JUIFS
envoyé par antoinegalauche. - L'info video en direct.
Aujourd’hui, en France, parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible.
La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l’État juif risque d’être qualifié d’antisémite.
Dans la « patrie des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression », un délit d’opinion, en politique et en histoire, est établi.
En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée…
C’est en 1967, par la voix du président Charles de Gaulle, que la France prit pour la première fois ses distances avec Israël. Sous le régime précédent, ce pays avait bénéficié de grands privilèges, puisque c’est grâce à la IVe République que l’État juif avait acquis la bombe atomique. Les présidents français qui succédèrent au général s’efforcèrent, à son image, de maintenir l’équilibre entre les parties en présence, palestiniennes comme israéliennes.
Mais tout changea soudain en 2007, avec l’élection à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait longtemps été à la tête d’un parti qualifié de « gaulliste ».
Mais, sur la question d’Israël, il tourna résolument le dos à la position défendue par le général. Prônant désormais la défense quasi inconditionnelle d’Israël, Sarkozy met aujourd’hui en oeuvre une politique qui est l’image inversée de celle du fondateur de la Ve République.
Historien
spécialisé dans les mystifications, Paul-Éric Blanrue refuse de
verrouiller sa pensée. L’objectif de son livre est de participer à la
prise de conscience du
danger que représente la nouvelle politique étrangère française.
Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux sur les aspects déjà périmés des choix étranges de Nicolas Sarkozy.
Il
dévoile pourquoi le président français s’est engagé dans une voie qui
va contre les intérêts de son pays et risque d’entraîner bientôt la
France dans des conflits
majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs.
Il
décrit un par un les réseaux pro-israéliens qui servent cette
stratégie, démontre leur puissance, signale leur aveuglement et fournit
les noms des principales
personnalités qui en font partie.
Il récuse l’assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme.
Il appelle les juifs de France à se défaire d’urgence de leurs porte-voix officiels, qui ne représentent tout au plus qu’un sixième d’entre eux, et les encourage à se rebeller contre une politique qui, à terme, se révélera désastreuse pour eux comme pour tous les Français.
L’auteur avance enfin des propositions qui font revivre la hardiesse traditionnelle de la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec le communautarisme imprudemment importé des États-Unis.
Dans l'attente d'une diffusion française, courageuse:
Sarkozy, Israël, et les Juifs.
16 euros
À COMMANDER CHEZ
http://www.oserdire.com/
Interview de l'auteur =
http://www.youtube.com/wat
Le blog du livre :
http://sarkozyisraeletlesj





