Interférences

Pour la réconciliation de TOUS les Français

261108

Anti-impérialisme et libération nationale

  Patrice LUMUMBA, 6 mois au pouvoir

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"Un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne
à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans
les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira
sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité".

(Patrice Lumumba)

 

Quelques jours après avoir obtenu, le 30 juin 1960, son indépendance de la Belgique, le pays longtemps appelé Congo Belge et destiné à devenir le Zaïre fut livré au chaos, déchiré par des conflits entre différents individus, tribus et groupes politiques pour établir leur domination ou leur indépendance.

Les élections législatives furent remportées en mai 1960, par le Mouvement National Congolais (MNG) présidé par LUMUMBA, et en juin il fut donc nommé Premier ministre par le roi des belges, alors que plus tard, Kasa-Vubu, sera élu Président de la république de ce pays.

Le 23 juin 1960, Patrice Émery Lumumba devint donc le premier premier ministre du Congo indépendant. Il appelait à la libération aussi bien économique que politique de son pays, et ne refusait pas le contact avec les pays socialistes.

Lumumba commença par décréter l'africanisation de l'armée et doubla la solde des soldats, ce qui rendait impossible le contrôle du gouvernement congolais par l’ex-puissance coloniale. La Belgique, qui voulait protéger ses investissements massifs dans les minerais répond par l'envoi de troupes pour protéger ses ressortissants au Katanga (la région minière) et soutient la sécession de cette région menée par Moïse Kapenda Tshombé. Le 11 juillet, la province de Katanga, qui abrite le gros des gisements de cuivre, de cobalt, d’uranium, d’or et d’autres minerais du Congo, annonça en effet qu’elle faisait sécession. La Belgique apporta donc son soutien à l’indépendance du Katanga, prévoyant les avantages qui en découleraient : ses investissements seraient à l’abri dans un pays minuscule, qui ne devrait ni rendre de comptes, ni payer de taxes au gouvernement central de Léopoldville. De plus, le leader du Katanga, Moise Tshombe faisait preuve d’un intérêt tout particulier pour les investissements des Belges.

Les Etats-Unis, de leur côté, conscients des vastes richesses mises en jeu, et obsédés, comme d’habitude, par la lutte contre le « communisme » entreprirent également de contrôler la situation politique sur place. Le directeur de la CIA, Allen Dulles prédit « une prise de contrôle communiste aux conséquences désastreuses […] pour les intérêts du monde libre » et débloqua un fond d’urgence de 100 000 dollars pour remplacer le gouvernement de Patrice Lumumba par un « groupe pro-occidental ». Le président Eisenhower décréta qu’il serait « très difficile, sinon impossible de négocier avec Lumumba », et que ce dernier représentait « une menace pour la paix et la sécurité dans le monde ». Rien que ça ! Un ancien petit employé des postes de la jungle congolaise à la tête d’un pays exsangue représentait donc une grave menace pour un pays comme les Etats-Unis qui détenait pourtant le pouvoir d’anéantir, en quelques heures, toute velléité de rébellion dans la plupart des régions du monde.

Bien évidemment, une vaste campagne de presse menée aux Etats-Unis vint appuyer cette idée que les soviétiques par l’entremise de Lumumba étaient sur le point de mettre la main sur le Congo et que le monde entier courait un grave danger. Il faut dire que c’étaient surtout les intérêts financiers au Katanga de certains hauts fonctionnaires de l’administration américaine qui couraient alors un grave danger.

 

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Les Etats-Unis soutinrent donc l’intervention militaire belge au Katanga au nom de la paix et de la stabilité du monde. Seulement, l’intervention des Belges fut particulièrement violente et meurtrière, ce qui amena l’ONU, notamment sous la pression de nombreux pays du bloc afro-asiatique, d’exiger le retrait des belges et leur remplacement par les forces de l’ONU. Cependant, on vous le donne en mille, les responsables de l’opération des Nations Unies au Congo étaient tous américains. Il faut dire que Lumumba n’avait pas non plus les faveurs de l’ONU dont il avait ouvertement critiqué la politique par trop pro-occidentale.

Ainsi, malgré les demandes répétées de Lumumba, les forces de l’ONU ne firent rien pour arranger la situation sur place. Lumumba demanda l’intervention de l’ONU qui envoya des troupes partout sauf au Katanga, et refusa de s’opposer à "l’indépendance" du Katanga dont elle n’ignorait pas l’illégalité. Les combats meurtriers continuèrent donc et le gouvernement de Lumumba dû même faire face à un second soulèvement dans une autre province du pays. Dans ce climat de confusion et de chaos, le président du Congo, Joseph Kasavubu décida de congédier Lumumba. Il faut dire que la CIA faisait, à coup de billets verts, un travail de persuasion remarquable auprès des politiques congolais. Seulement ce travail devait avoir ses limites puisque Lumumba, s’il n’avait plus les faveurs du président désormais entretenu par la CIA, bénéficiait du soutien affirmé du parlement congolais encore majoritairement indépendant. Lumumba fut tout de même démis de ses fonctions et sans pouvoir officiel continua malgré tout la résistance avec le soutien de nombreux congolais. Le parlement fut tout près de voter sa restitution lorsque Mobutu, numéro un de l’armée, prit le pouvoir au cours d’un putsch conçu par les Américains et assigna à résidence les dirigeants congolais.

Pendant cette période confuse où Lumumba n’avait plus réellement de pouvoir, « la CIA et les hauts responsables de l’administration américaine ont continué à le considérer comme une menace ». On disait que « son talent et son dynamisme seuls lui ont permis de rétablir sa position à chaque fois qu’elle semblait ruinée », que « c’était un orateur envoûtant, capable de convaincre les foules massives de passer à l’action », que « si on lui permettait de parler à un bataillon de l’armée congolaise, il en ferait ce qu’il voudrait au bout de cinq minutes ». (Rapport pour le sénat américain de la Commission d’Etude sur les opérations gouvernementales liées aux activités , 20 novembre 1975)

Fin septembre, un scientifique de la CIA, le Dr Sidney Gottlieb, arriva au Congo avec une « substance biologique mortelle » destinée à tuer Lumumba. Le virus censé engendrer une maladie mortelle indigène au Congo, voyagea dans la valise diplomatique. L’évolution des évènements au Congo voulut que le virus ne fût jamais utilisé, car le bureau congolais de la CIA ne put recruter un « agent de confiance dans l’entourage de Lumumba » avant la péremption de la substance biologique.

Pendant quelque temps, Lumumba fut protégé contre Mobutu par l’ONU, qui se voyait contrainte, compte tenu de l’intense pression internationale, de prendre quelques distances avec Washington. Ainsi, en octobre, son lieu de résidence est encerclé et il est maintenu en résidence surveillée. Mais fin novembre, craignant pour sa vie, il essaye de s’enfuir afin de gagner Stanleyville alors aux mains de ses partisans. Il ne réussit pas et est rattrapé par les soldats de Mobutu, frappé et molesté en présence de troupes ghanéennes de l’ONU, qui restent impassibles sur ordre de leurs supérieurs. Le 1er décembre, il est donc arrêté et emmené par les troupes de Mobutu. Un câble de la CIA, daté du 28 novembre, indique que l’Agence a participé à la chasse à l’homme. Le câble évoque la collaboration du bureau local de la CIA avec le gouvernement congolais pour installer des barrages routiers, et la mobilisation de troupes pour bloquer un itinéraire qui aurait pu permettre à Lumumba de s’échapper.

Lumumba, Maurice Mpolo et Joseph Okito sont donc détenus un temps au camp militaire de Thysville sur ordre de Mobutu. Le 17 janvier 1961, ils sont transférés à Élisabethville et ainsi livrés par Mobutu aux mains de leur ennemi numéro un Moise Tshombe, chef de la province du Katanga. Ils seront conduits dans une petite maison sous escorte militaire où ils seront ligotés, humiliés et torturés par les responsables katangais comme Moïse Tshombé, Munongo, Kimba, Kibwe, Kitenge mais aussi les Belges Gat et Vercheure. Ils seront fusillés le soir même par des soldats sous le commandement d’un officier belge. Mais, des documents secrets officiels belges, maintenant déclassifiés, dont la lecture ne laisse pas de doutes sur le fait que c’est bien la Belgique qui porte la plus grande responsabilité dans l’assassinat de Lumumba. Le comte Harold d’Aspremont Lynden, ministre belge des Affaires africaines et proche du roi Baudouin, n’écrivait-il pas le 5 octobre 1960 que l’objectif principal à poursuivre dans l’intérêt du Congo, du Katanga et de la Belgique est évidemment l’élimination définitive de Lumumba ? Ce sont des Belges, précise De Witte, qui ont dirigé toute l’opération du transfert de Lumumba au Katanga, jusqu’à sa disparition et celle de son corps. La Belgique était en effet le seul pays à avoir reconnu le Katanga comme état indépendant et sa petite armée était dirigée par des officiers belges. Le lendemain, une opération sera menée par des agents secrets belges pour faire disparaître dans l'acide les restes des victimes découpées auparavant en morceaux. Leurs dépouilles ne seront donc jamais retrouvées.

Plusieurs de ses partisans seront exécutés dans les jours qui vont suivre, avec la participation de militaires, ou mercenaires belges. Tshombé lance alors la rumeur selon laquelle Lumumba aurait été assassiné par des villageois. Ceci déclenche une insurrection parmi la population paysanne, qui prend les armes sous la direction de Pierre Mulele au cri de « A Lumumba » ou « Mulele Mai » : les paysans conquièrent près de 70 % du Congo avant d’être écrasés par l’armée de Mobutu.

En fait, assassiné à 36 ans, Lumumba a passé six ans de militantisme et six mois au pouvoir. Durant sa courte vie et encore sa plus courte « carrière » politique, Patrice Emery Lumumba aura tout synthétisé : la prise de conscience de l'oppression coloniale dans ses aspects les plus brutaux, ceux de l'administration belge ; la volonté d'indépendance, exprimée dans un défi sans concession ; le refus de tous les particularismes régionaux ou tribaux ; la méfiance à l'égard d'une « bourgeoisie nationale » trop prompte à se substituer au colonisateur ; le rêve d'une Afrique unie solidaire des autres mouvements de libération du Tiers Monde ; enfin, la coalition contre lui des petits traîtres locaux ainsi que des grands intérêts privés et publics étrangers.

Patrice Lumumba est depuis lors un symbole de l’anti-impérialisme reconnu à travers l’Afrique et le reste du Tiers monde. Comble de l’ironie ou du cynisme, Mobutu lui-même le consacra héros national en 1966 finit par construire un mémorial en l’honneur de sa victime. Le retour d'Égypte de sa femme Pauline et de ses enfants fut considéré comme un événement national. Le jour de sa mort, le 17 janvier, est un jour férié au Congo-Kinshasa.

 

-Stef Domrémy-Peyral

 

Source principale : Les guerres scélérates, William Blum, Paragon, 2004.

Autres sources : http://www.sankurufoundation.org/patrice_lumumba.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Lumumba

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091108

Alexandre Douguine

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L’idéologie du gouvernement mondial

 (Alexandre Douguine, Elementy no 2, 1991)


Le Nouvel ordre mondial, basé sur l’établissement d’un Gouvernement Mondial, comme l’ont candidement reconnu les idéologues de la Commission Trilatérale et du Bilderberg Group, n’est pas simplement une question de domination politico-économique exercée par une certaine clique dirigeante « occulte » de banquier internationaux. Cet « Ordre » se base sur la victoire à l’échelle mondiale d’une idéologie particulière, et donc le concept ne concerne pas seulement des instruments de pouvoir, mais aussi une « révolution idéologique », un « Coup d’Etat » de la conscience, une « nouvelle pensée ».

[…]

Le Nouvel ordre mondial représente en lui-même un projet eschatologique, messianique, dépassant largement en portée d’autres formes historiques d’utopies planétaires –comme le premier mouvement prolétarien en Europe, le Califat arabe, ou les plans communistes pour une Révolution Mondiale.

[…]

Après une longue série d’hésitations, d’ambiguïtés, d’avancées pragmatiques et de dissimulations tactiques, le mondialisme contemporain a finalement formulé ses principes fondamentaux à propos de la situation actuelle. Ces principes peuvent être répartis à quatre niveaux :

1 – Economique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial présuppose l’établissement complet et obligatoire du système de marché capitaliste libéral sur toute la planète, sans se préoccuper des régions culturelles et ethniques. Tous les systèmes socio-économiques qui comportent des éléments de « socialisme », de « justice sociale ou nationale », de « protection sociale », doivent être complètement détruits et transformés en sociétés de « marché absolument libre ». […]

2 – Géopolitique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial donne une préférence inconditionnelle aux pays englobant l’Occident géographique et historique, par opposition aux pays de l’Orient. […] Le plan jadis mis en œuvre de l’alliance géopolitique entre l’Occident et l’Orient, contre le Centre (par exemple, l’Occident capitaliste allié à la Russie communiste contre l’Allemagne nationale-socialiste), n’est plus en usage pour le mondialisme contemporain. […]

3 – Ethnique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial insiste sur le mélange complet, racial, national, ethnique et culturels, des peuples, et vante le cosmopolitisme des grandes villes. Les mouvements nationaux et micro-nationaux, précédemment utilisés par les mondialistes dans leur combat contre le « grand nationalisme » de type impérial, seront complètement supprimés, car il n’y aura aucune place pour eux dans cet Ordre. A tous les niveaux, la politique nationale du Gouvernement Mondial sera orientée vers le mélange, le cosmopolitisme, le melting-pot, et ainsi de suite.

4 – Religieux : l’idéologie du Nouvel ordre mondial prépare l’avènement d’une certaine figure mystique, dont l’apparition est supposée changer radicalement la scène religieuse-idéologique de la planète. Les idéologues du mondialisme sont persuadés que cela signifie l’avènement du Moshiah, le Messie qui dévoilera les lois d’une nouvelle religion pour l’humanité et qui réalisera de nombreux miracles. L’ère de l’utilisation pragmatique des doctrines athées, rationalistes, et matérialistes, est close. Ils proclament maintenant l’avènement d’une époque de « nouvelle religiosité »

Voilà exactement le tableau qui émerge des dernières révélations des idéologues de la Commission Trilatérale, du Groupe de Bilderberg, de l’American Council on Foreign relations (CFR), et d’autres auteurs qui sont intellectuellement au service du mondialisme à des niveaux très différents. [..]

[…]

[…] il est important de noter que cette idéologie ne peut pas être qualifiée comme étant « de droite » ni « de gauche ». Plus encore, il existe en elle une superposition essentielle et consciente de deux couches, liées aux réalités des polarités politiques. Le Nouvel ordre mondial est radicalement et rigidement « de droite » sur le plan économique, car il suppose la primauté absolue de la propriété privée, du marché complètement libre, et le triomphe des appétits individualistes dans la sphère économique. Simultanément, le Nouvel ordre mondial est radicalement et rigidement « de gauche » sur le front politico-culturel, puisque l’idéologie du cosmopolitisme, du mélange, du libéralisme éthique, appartient traditionnellement à la catégorie des priorités politiques de la « gauche ». Cette combinaison de la « droite » économique et de la « gauche » idéologique sert d’axe conceptuel à la stratégie mondialiste contemporaine, une base pour l’élaboration de la civilisation à venir. Cette ambiguïté se manifeste même dans le terme « libéralisme » qui, sur le plan économique signifie « marché absolument libre », mais qui sur le plan idéologique appelle à une « idéologie douce de la permissivité » [souligné par nous]. Aujourd’hui, nous pouvons légitimement affirmer que le Gouvernement Mondial fondera sa dictature non sur quelque modèle typique de « tyrannie totalitaire », mais sur les principes du libéralisme.*

[…] 

[…] le Moshiah, dont les puissantes institutions mondialistes sont supposées faciliter la venue, est, du point de vue de tendances religieuses aussi différentes que le christianisme orthodoxe et l’islam, clairement et sans aucun doute associé avec la sinistre figure de l’Antéchrist. Comme suite de la logique même du drame apocalyptique, au cours du dernier combat, le choc se produira non pas entre le Sacré et le profane, non entre la Religion et l’athéisme, mais entre la religion et la pseudo-religion.

[…]

L’idéologie radicalement opposée au mondialisme peut également être décrite à quatre niveaux :

1- Economique : priorité à la justice sociale, à la protection sociale, et au facteur « communautaire », national, dans le système de production et de distribution.

2- Géopolitique : une claire orientation vers l’Est [souligné par nous] et une solidarité avec les zones géopolitiques les plus à l’Est, à propos des conflits territoriaux, etc.

3- Ethnique : fidélité aux traditions et aux traits nationaux, ethniques et raciaux des peuples et des Etats, avec une préférence pour le « grand nationalisme » [souligné par nous] de type impérial, par opposition aux micro-nationalismes aux tendances séparatistes.

4 – Religieux : dévotion aux formes religieuses originelles et traditionnelles – et surtout au christianisme orthodoxe et à l’islam, qui identifient clairement la « nouvelle religiosité », le Nouvel ordre mondial, et le Moshiah avec le plus sinistre personnage du drame eschatologique, l’Antéchrist (Dadjal en arabe). 

Le front de lutte idéologique anti-mondialiste doit aussi combiner des éléments des idéologies « de gauche » et « de droite », mais nous devons « être de droite » en termes politiques (en d’autres mots, « nationalistes », « traditionalistes », etc.) et « de gauche » dans le domaine économique (en d’autres mots, des défenseurs de la justice sociale, du « socialisme », etc.)

[…]

[…] la fidélité à l’Eglise, aux enseignements des Saints Pères, au christianisme orthodoxe, est un élément nécessaire et très important du combat anti-mondialiste, car l’essence et le sens de ce combat est de choisir le vrai Dieu, le « bon côté », le « camp béni » et nul ne pourra nous sauver du mauvais charme, du péché, de la tentation, de la mort, durant ce terrible voyage, excepté le fils de Dieu. Nous devons devenir Ses hôtes, Son armée, Ses serviteurs, et Ses missionnaires. Le Gouvernement Mondial est la dernière rébellion des puissances d’en-bas contre le Divin. La durée de leur triomphe sera courte. Éternelle sera la joie de ceux qui rejoindront les rangs des « derniers combattants pour ».

Le Vrai Juge « viendra de manière inattendue ».

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Extrait de l’ouvrage « Le prophète de l’eurasisme » - collection Heartland – AVATAR éditions



* commentaire personnel : seulement, si ce Gouvernement Mondial ne parvient plus à asseoir sa domination par un totalitarisme « mou » procédant d’une « idéologie douce de la permissivité », nous pouvons gager qu’il aura recours à des expédients beaucoup moins souples et autrement plus sécuritaires et violents pour imposer son nouvel Ordre économique et sa nouvelle pseudo-religion. Depuis la rédaction de cet article, de nombreux exemples de cette violence nous ont d’ores et déjà été donnés à voir sur le plan international, par le recours à la violence militaire américaine illégitime et « sans limite », et une tendance manifeste à l’accentuation du contrôle des comportements individuels s’est installée dans les politiques nationales des pays occidentaux (Etats-unis et Europe). Si la résistance ne peut être matée de manière « douce » et « pernicieuse », la dictature du Gouvernement Mondial optera peut-être donc pour des moyens plus tyranniques et plus violents que ceux suggérés par ce paragraphe de l’article.

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France-Tunisie : aux rêves, citoyens

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Tout avait été minutieusement préparé pour cette grande soirée d’amour et de paix : l’entrée des joueurs des deux équipes tous mélangés, tous main dans la main avec des petits enfants de toutes les couleurs ; un stade rempli de drapeaux tunisiens brandis par une foule enthousiaste ; deux grands drapeaux aux couleurs des deux nations, côte à côte, fièrement étendus sur la pelouse ; et les joueurs, et les entraîneurs, les arbitres et les officiels faisant copain-copain dans une fraternité comme on en avait pas vu depuis l’installation des premiers harkis à Roubaix en août 1962.
Cette soirée placée sous l’égide du respect, de la réconciliation et de la tolérance promettait d’être belle. Français et Tunisiens ne formant qu’un, tous mélangés dans la bonté, l’amitié et le don de soi et tous soudés par cet esprit de paix universelle qui, comme on le sait, anime toute compétition sportive de ce genre.
L’organisation n’avait pas lésiné sur les moyens. On pouvait en effet apercevoir dans les tribunes nombre de jeunes et jolies françaises en costumes traditionnels tunisiens et la production avait même trouvé un volontaire pour brandir devant la caméra un maillot français et un maillot tunisien fermement noués l’un avec l’autre, admirable symbole de la sublime harmonie dans lequel baignait tout le stade.
Seulement, l’organisation qui avait dépensé sans compter pour le matériel avait eu visiblement plus de difficultés concernant le recrutement du personnel. On a beau être en temps de crise, il n’est pas évident de trouver du petit personnel pas cher et prêt à tout. Heureusement, l’ANPE de la fédé de foot avait réussi à dégoter in extremis deux boniches pour chanter les hymnes nationaux.
La première de ces dames est une tunisienne prénommée Amina. Les commentateurs du match ont bien rappelé qu’elle était née à Tunis et qu’elle avait grandi et vécu en France, et même un temps prospéré dans le show-biz français (enfin ça ils l’ont pas dit), pour finir par logiquement rendre service à la France en la représentant paraît-il à L’Eurovision. La seconde dame est une artiste française qui malheureusement pour elle n’était ce soir là que « d’origine tunisienne » et qui par ailleurs était visiblement en recherche active d’emploi. On a donc collé à la première l’interprétation de l’hymne tunisien. Faut dire que cette Amina présente bien, qu’elle a du charme et qu’elle fait plus française que sa collègue. L’hymne français est donc logiquement revenu à l’autre qui évidemment présente moins bien et fait beaucoup plus américaine avec son costume de racaille. L’hymne tunisien est joli et à l’air bien interprété (je dis « à l’air » car je ne connais pas cet hymne) et main sur le cœur tout le stade vibre d’émotion. Après c’est le tour de l’autre (Laam qu’elle s’appelle, avec deux ‘a’ comme dans le baba d’Ali Baba). Et là soudain, alors qu’on ne s’y attendait pas, c’est le drame ! Pas que Laam chante mal, non, elle a une jolie voix et elle chante bien la Marseillaise, elle a d’ailleurs des accents de Mireille Mathieu, mais soudain tout le stade siffle et conspue la chanteuse franco-française ou bien l’hymne franco-français ou pt’être les deux, on sait pas bien. La suite vous la connaissez : le tollé, le scandale, la honte, la catastrophe, l’affaire d’Etat…

C’est con. La fête a été gâchée. Les humanistes de la fédé de foot française n’avaient pourtant pas ménagé leurs efforts. Mais ça a foiré. Ils étaient pas content d’ailleurs à la fédé d’avoir bossé comme des nègres pour rien et le président s’est pas privé de le dire aux journalistes : « j’en ai ras-le-bol !» qu’il a dit. On le comprend. Avoir trimé pour trouver des chanteuses aux abois prêtent à reprendre du service sur le trottoir pour au moins un soir alors que la plupart des autres, déjà maquées, avaient flairé le traquenard et s’étaient pas présentées au portillon. Avoir mis le paquet question mise en scène avec du symbole partout en veux-tu en voilà. Et tout ça pour faire un bide. C’est sûr c’est rageant. Mais la fédé devrait tout même tirer des leçons de cet échec. Faut positiver pour essayer de faire mieux la prochaine fois. Evidemment il y a avait des erreurs dans le scénario. Déjà, il n’y avait pas assez de tunisiens dans l’équipe de France. Ca c’est la faute à ce con de Domenech qui a pris le melon et comprend plus rien au foot et qui confond donc algériens, tunisiens, marocains, kabyles, hilaliens, chaouis et berbères (ah oui ! parce que le foot depuis la France « Black, Blanc, Beur » c’est aussi, en plus d’une histoire de ballon et de tactique, une histoire de couleurs...) Et puis, dans la série des boulettes : quelle idée de faire chanter la Marseillaise en français ! Le vrai geste fort et symbolique ça aurait de la faire chanter en tunisien pardi ! Mais évidemment chantée pas par une boniche dont on sait plus très bien si elle est française ou tunisienne. Non. Une sérieuse étude de marché aurait montré que le truc idéal ç’aurait été la Marseillaise chantée en tunisien par Marcel Amont accompagné dYvette Horner à l’accordéon. Ça ! Ça aurait eu de la gueule et ça aurait imposé le respect à tous les tunisiens du stade. Et ça aurait évité les déconvenues.

Mais les mecs de la fédé sont vraiment à l’ouest. Moi je comprends les mecs du stade qui ont sifflé. A leur place, je me demande si effectivement ce soir là je n’aurais pas choisi d’être tunisien plutôt que français. D’abord parce qu’il faut le dire, communautairement, c’est plus porteur d’être tunisien en France que français en France. T’as qu’à voir, les français eux, ils ont fermé leurs gueules ce soir là, aucun esprit de clan ni de solidarité, ils ont même pas été foutus de faire quelques doigts d’honneur sur la Marseillaise. Non, vraiment les tunisiens ne sont pas des fiottes eux. Bon y’a juste un petit bémol : j’aimerais bien qu’ils vivent pleinement leur tunisianité dont ils ont raison d’être fiers et pour cela qu’ils aillent vivre sur la terre qu’ils reconnaissent comme étant la leur. Je trouve scandaleux que tous les sans papiéristes et autres rebelles gauchistes français les en empêchent. C’est vrai, ces braves gens, de gauche paraît-il, sont tous les quatre matins à manifester et à réclamer que les étrangers restent ici et ils vont même jusqu’à faire des esclandres dans les aéroports pour empêcher les tunisiens de prendre l’avion pour rentrer en Tunisie. C’est scandaleux !
Mais je m’éloigne, revenons à ce foutu match (ah oui parce que c’était aussi une rencontre amicale de football !). Ouais. Je disais. Les mecs ont eu raison de siffler même si leur histoire de tunisianité ben justement c’est sûrement une histoire qu’ils se racontent. Nous français, on se raconte même plus d’histoire ! Faut dire aussi que c’est difficile. Regardez les joueurs de l’équipe de France : ils ne vivent ni ne travaillent en France. Et ces cons de joueurs viennent après pleurnicher (enfin ça doit être un peu de cinéma aussi) qu’ils ont pas l’impression de jouer chez eux au stade de France. Les supporters tunisiens ils ont bien pigé le truc eux : ils organisent pour leur équipe leur match à domicile à Paris. Y’a pas de raison qu’ils le fassent pas : les supporteurs tunisiens sont en quelque sorte plus français que les beaux exemples d’intégration que sont les joueurs de l’équipe de France. Seulement, si s’intégrer à la France c’est être millionnaire, rouler en grosse bagnole de sport avec une poufiasse pour décorer le siège passager, avoir comme valeur suprême celle qui consiste à trahir pour le fric et en plus jamais foutre les pieds dans l’Hexagone, on comprend aussi que les tunisiens, ne cumulant pas encore tous ces critères de la pureté de l’âme française, aient quelques difficultés à se sentir français.
Alors en fait, au fond, on ne sait pas bien pourquoi ils sifflaient. Première thèse avancée, thèse ethno-identitaire de droite : c’est leur bougnoulitude islamique charnelle et bornée qui s’exprimait et qui est incompatible avec l’esprit de notre civilisation française, bougnoulitude que les bons élèves de l’équipe de France ont eux en revanche parfaitement francisée pour devenir des exemples accomplis de cet esprit civilisationnel (thèse pouvant être résumée par : « Les bougnoules rejettent la France »). Seconde thèse, thèse racialo-sociale avancée par les gens dit de gauche : ces tunisiens se sentent exclus de la francitude parce que la France est un pays raciste et qui les rejette et les maintient dans la misère ; seconde thèse qui voit donc dans cette affaire une revendication sociale et politique réclamant plus d’intégration à la France (thèse pouvant être résumée par : « La France rejette les bougnoules »). Examinons donc de plus près ces deux explications. La première ne paraît pas tenir la route parce que s’il s’était agi d’une raison civilisationnelle consistant à rejeter la mascarade organisée par les colons droit-de-l’hommistes, c’est-à-dire à faire un doigt d’honneur volontaire au patriotisme de pacotille, aux fausses valeurs, s’il s’était agi de vomir un simulacre de fraternité sponsorisé par les bons samaritains de la Halde ou de SOS Racisme, c’est-à-dire à donc siffler un spectacle jugé lamentable et dégoulinant de bons sentiments avec deux boniches aux ordres et spectacle auquel de surcroît le bougnoule est fortement prié d’adhérer, les tunisiens auraient alors sifflé les deux hymnes pour précisément signifier qu’ils marchaient pas dans la combine et qu’ils voulaient pas de notre merde.* La première thèse est donc un peu foireuse. La seconde thèse semble en revanche plus plausible. Seulement il faut aller jusqu’au bout du raisonnement. S’il s’est agi, par les huées à l’encontre de l’hymne et des joueurs de l’équipe de France, de signifier une souffrance et un désarroi de n’être pas acceptés en tant que français et donc de témoigner d’une volonté d’intégration à la France (on manifeste de la colère et de la haine vis-à-vis de ce qui nous rejette), cela signifierait que dans le cadre de cet évènement footballistique la France qu’ils sifflent parce qu’elle les rejette, c’est la France de l’équipe de France, c’est-à-dire le bling-bling, les putes, le mercenariat cosmopolite, le déracinement, la trahison pour le fric. Et de plus, le fait d’avoir par ailleurs respecté l’hymne et l’équipe tunisienne, manifestation qu’on pourrait qualifier de « patriotico-tunisienne », témoignerait en fait de la frustation de voir cette tunisiarité empêchée d’accéder à ce modèle de francitude incarnée par les joueurs de l’équipe de France. Le deal caché proposé aux tunisiens ce soir là était le suivant : nous francos on a le droit de blingblingiser notre francitude, on a le droit d’en faire du fake, de la carte postale et d’empocher le cash par derrière, donc on a le droit de se la faire siffler notre Marseillaise mais en revanche, vous, tunisios, vous devez continuer à être nos esclaves tout en gardant la consolation d’avoir une tunisiaritude vierge de tout bling-bling, vous pouvez même donc montrer que vous en êtes fiers et la revendiquer haut et fort et vous pouvez même la mâtiner d’islamitude (en faisant la distinction entre musulmans et non musulmans parmi les joueurs de l’Equipe de France) puisque ça nous sert à nous capitalistes francos à vous faire passer auprès du bon peuple français pour des bougnoules terroristes inassimilables et dangereux. Et surtout donc n’hésitez pas à la siffler notre belle Marseille puisque ça fait partie du plan.
C’est comme ça donc que dans cette affaire, les tunisiens qui ont cru montrer leur volonté de pas être pris pour des cons et qui voulaient surtout pas, comme savent bien le faire les français, se faire enfiler sans rien dire, eh ben les tunisiens ils se la sont fait mettre en fait bien en profondeur par les simagrées de pédales que les colons leur ont servi ce soir là. Remarque. Justice immanente ici. Si ces cons de tunisiens ne rêvaient pas d’Amérique et de bling-bling, ils auraient sifflé les deux hymnes et auraient alors clairement affirmer leur identité de tunisiens. Mais là croyant nous montrer qu’ils bandaient plus dur que nous et sans dopage en entendant leur hymne national, que leur patriotisme était de la pure bombe, ils ont en fait révélé leur profonde allégeance à notre civilisation de fiottes qui elle ne bande plus sous l’hymne et le drapeau que sur commande et qu’à coups de viagra spectaculaire et de Marseillaise-Plage. Mais il faut dire qu’exiger une telle probité et une telle intégrité de la part de tunisiens qui vivent dans le 9.2 ou le 9.3 et qui donc en fait n’en sont pas des tunisiens, c’est exiger beaucoup. Mascarade sur toute la ligne donc. Belle mise en scène. Belle opération de propagande pour l’universalisation de la connerie et de la trahison. Le colon capitaliste est fort pour refourguer sa camelote de pédales à de pauvres bougres. Faut le faire : faire gober qu’on fourgue du symbole, du sacré alors que le système sur lequel on prospère repose sur la désymbolisation et la désacralisation de toute chose. Remarquez, le colon capitaliste n’a même pas besoin de l’effacer le symbole. Il lui suffit d’en refourguer une pâle contrefaçon, une copie inoffensive et ça passe puisque le récepteur a été conditionné au faux et qu’il va donc maintenant jusqu’à le réclamer son symbolisme de pacotille.
Et le colon capitaliste est encore plus fort parce qu’après le spectacle, il fait un rappel et en remet une couche par derrière. Il vient à la télé (parfois il s’appelle Fillon, une autre fois Sarkozy ou sous la forme de leur émules de gauche, il s’appelle dictateur du bon sentiment) et il se la joue scandalisé par l’outrage subi par la France. Et en bon exploiteur capitaliste, il va exploiter le truc jusqu’au trognon. Voilà qu’il menace désormais de mettre tout arabe qui siffle la Marseillaise en prison. Il faut bien sûr comprendre : « tout arabe récalcitrant qui siffle la Marseillaise pour de mauvaises raisons ». La mauvaise raison pour le colon capitaliste étant la raison du cœur et de l’esprit, celle qui ne s’achète pas.
L’arabe doit donc obéir. Il doit siffler la Marseillaise comme l’élève qui ratifie l’autorité de son maître en la contestant par le chahut. L’arabe doit être un gentil chahuteur d’hymne national. Mais surtout, il doit désormais se convertir à la religion du faux pendant que le colon capitaliste fait croire au bon peuple qu’il se radicalise dans l’intégrisme du vrai. France-Tunisie ce fut comme France-Algérie ou France-Maroc : une injonction à l’adresse des arabes de vivre dans le faux, avec le faux, pour le faux et à ne pas se radicaliser dans l’intégrité du vrai. A l’époque de l’équipe de France « Black, Blanc, Beur » (concept probablement refourgué par un pubard colonialiste genre Séguéla), on avait déjà foutu un drapeau tricolore entre les mains des français bougnoulisés et des bougnoules francisés et on les avait tous sommés d’aller faire les guignols sur les Champs Elysées et de communier dans une fraternité de pacotille. C’était avant 2001 et avant la crise financière mondiale. Mais aujourd’hui, en ces temps de crise mondiale aggravée, le colon capitaliste doit prendre ses précautions. Certes il doit continuer à promouvoir la communion de tous dans le culte du faux et de la trahison. Mais il doit également veiller à ce que les tensions qui risquent résulter de la crise ne trouvent pas une échappatoire verticale mais horizontale. Le colon capitaliste est donc tiraillé entre la nécessité de continuer à coloniser mentalement l’arabe et de l’intégrer à sa société du faux tout en lui conservant un petit air de vrai, un petit air « alquaïdesque » qui servira, dans l’éventualité d’une agitation populaire par trop prononcée, à lui coller une étoile verte sur la poitrine. La radicalisation simulée de l’arabe est ainsi proportionnelle à l’insécurité du colon capitaliste. L’avantage en l’espèce étant de faire passer cette radicalisation pour une cause de l’insécurité alors qu’elle n’est qu’une conséquence doublée d’un leurre. C’est un double larbinage que doit assumer l’arabe donc. Et pour éviter tout dérapage dans le vrai, le colon a prévenu : oui au chahut, mais que l’arabe ne s’avise pas de rejeter viscéralement l’institution, auquel cas la gégène reprendra du service pour le mater et le dresser !

Stéphane P. (Interférences)

* Le décalage entre l’esprit que les naïfs de la fédé de foot ont voulu conférer à la soirée et la réalité des paroles de la Marseillaise illustre assez justement la schizophrénie qui était sous-jacente à ce happening pseudo sportif. L’esprit de la soirée est tout contenu dans la version de la Marseillaise qui suit. On a voulu faire du bisounours avec des mots qui ne sont pas du tout des mots de bisounours. Et cette même schizophrénie se retrouvait dans chaque détail du happening : français qui jouent pas en France ; tunisiens qui vivent pas en Tunisie ; hymne national pour une nation qui n’existe plus. Ce qui en gros a peut-être coincé, c’est qu’on a donné à entendre aux tunisiens les paroles originales de la Marseillaise tout en exigeant d’eux qu’ils entendissent celle de la version de Yannick Noah.


Aux rêves, citoyens
(La Marseillaise version reggae / peace & love - Yannick Noah)

Pour les enfants de la patrie,
Le jour d'y croire est arrivé
Entre nous, la tyrannie,
Les bagarres c'est bien terminé
Les bagarres c'est bien terminé...
Efforçons-nous dans nos campagnes
D'ouvrir nos esprits à donner
De la paix, de la tolérance
Retrouver les vertus de la France

Aux rêves, citoyens
Formons enfin l'union
Vivons (vivons), vivons (vivons)
La liberté et la fraternité
Yé yé...

A tous les frères de la patrie,
La répression est terminée
Entre nous toutes ces conneries
On ferait mieux d'apprendre à s'aimer
Sans céder enseigner à s'aimer
De la couleur de nos compagnes
Naîtront des enfants par milliers
Qu'ils s'aiment dans leur diversité
Effaçant les dernières batailles

Aux rêves, citoyens
Formons enfin l'union
Les armes, citoyens
On n'en a pas besoin

Aux rêves, citoyens
Finis finis les bataillons
Mon Dieu (Dieu ?) qu'est-ce qu'on est bien
Et quelle jolie chanson
Yéyé...

Vivons (vivons), vivons (vivons)
La liberté et la fraternité
Et la diversité
Et la liberté
En toute légalité
Et l'égalité...

Vivons vivons vivons...
Vivons vivons vivons...
Aux rêves aux rêves aux rêves...
Aux rêves aux rêves aux rêves...

La liberté et la fraternité
La liberté et l'égalité
La liberté et la fraternité
La liberté et l'égalité
La liberté et la fraternité
La liberté et l'égalité...

Aux rêves...

Posté par zefa à 12:40 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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